PEAU D’ÂNE

Crédit photo : Dalila Assefsaf

Ma mère était un esprit libre, hors du commun. Une femme d’exception dont la superbe folie, les récits de voyages pittoresques ont nourri mon imagination ; dont la tolérance, l’ouverture d’esprit, la puissance des réflexions ont marqué mon enfance. 

Issue d’une famille ouvrière frappée par plusieurs drames successifs, elle avait fui sa région natale pour voyager. Surdouée, multi diplômée, promue à une brillante carrière de journaliste, elle possédait une érudition des plus impressionnantes. Sauf que sa liberté n’avait d’égale que son inextinguible soif de justice sociale. Et la société telle qu’elle est lui donnait la nausée, la répugnait.

La générosité de ma mère était telle que notre porte était constamment ouverte aux exclus, aux parias de la région.

Nous habitions un petit village de Bretagne, un hameau où elle s’était réfugiée, avec son bébé sans père dans les bras ; et où nous avons dû affronter la méchanceté, la bêtise humaine plus d’une fois. 

Ma mère était un ange. Un ange déchu-déçu qui, un beau matin, a choisi de plonger dans le vide pour mettre un terme à ses souffrances. À sa trop grande solitude.

En grandissant, j’ai voulu oublier cette femme merveilleuse. J’ai voulu fuir – quitter – renier tout ce qu’elle m’avait inculqué. Je voulais une vie normale ; un quotidien sans combat, sans confrontation. Des projets réalistes, des objectifs faciles à atteindre. 

J’ai abandonné mes rêves pour choisir un métier conventionnel, et je me suis créé un nouveau cercle d’amis. Bravo ! J’étais devenue un parfait petit mouton de Panurge.

Vingt ans à faire semblant pour que l’on m’apprécie. En vain, puisque ce n’était pas moi.

Et puis un beau jour, va savoir pourquoi, je me suis réveillée et j’étouffais. Ma vie pesait si lourd sur ma conscience que j’ai dû m’enfuir. Quitter ma fausse existence. Je n’avais plus qu’une seule envie : redevenir moi-même.

Alors je me suis rendue compte que la tragique histoire de ma mère n’avait rien à voir avec ce sublîme héritage, cette merveilleuse imagination / fantaisie qu’elle m’avait lèguée. Que la renier, c’était renier ma propre identité.

Ce jour-là, j’ai définitivement remisé ma peau d’âne aux oubliettes, et je me suis enfin  autorisée à être heureuse.

Atlantide

PARCE QUE J’EXISTE

Crédit photo : Dalila Assefsaf

Chère société,

Je revendique le droit d’être moi-même, peu importe mon identité, ou la particularité, la fantaisie que j’arbore. Peu importe ma sexualité, ma culture, ma couleur, mon genre, mon sexe, mes origines, ma communauté, mes allégeances, ma différence, mes convictions. 

Je revendique le droit d’exister peu importe qui je suis. Parce que j’existe, tout simplement.

Atlantide

 

RÉVOLUTION TRANQUILLE

Crédit photo : Dalila Assefsaf

Un jour, quelqu’un m’a dit que je m’étais moi-même rangée dans une boîte. Cette image m’a tellement bouleversée que s’en est suivie la plus grande métamorphose de ma vie. J’allais avoir quarante ans ; drôle de hasard que cette réflexion arrive précisément cette année-là.

Je m’appelle Atlantide, c’est mon véritable prénom. Née au Canada et grandie en France. Un parent sur chaque continent.

À quatre ans, je savais lire et écrire. Et à six ans, j’ambitionnais de devenir poétesse.

Ma mère était professeur de français, elle avait de longues études universitaires à son actif. Sa vision de la vie était unique / magique, et elle m’a propulsée vers ce qui la / me fascinait le plus : la littérature.

J’ai toujours écrit. Comme si une main invisible guidait la mienne, comme si j’étais son instrument. 

À seize ans, j’avais reçu sept prix littéraires et je voulais consacrer ma vie à la poésie. Deux ans plus tard, on me remarquait et j’étais embauchée par un important quotidien français. 

Sauf que la poésie n’a pas vraiment sa place dans la vraie vie. Ni dans les faits-divers entre Dinard et Pleurtuit. 

Alors un jour j’ai eu peur. Une peur terrible de me faire dévorer tout cru dans un monde auquel je n’étais pas  du tout préparée. 

J’ai tout arrêté. Du jour au lendemain. Comme on dit en bon français, je me suis poussée. Très loin de chèz moi, au Canada. En fait, là où je suis née (mais où je n’étais encore jamais allée).

Je me suis tournée vers la gestion & l’administration. Aucun rapport avec ma passion.

Et j’ai définitivement tiré un trait sur les arts. 

À une certaine période, dans ma trentaine, j’ai rencontré des défis personnels / financiers. Et pour arrondir mes fins de mois, j’ai nettoyé des appartements. Ça a duré environ cinq ans.

C’est pendant ces ménages-là que j’ai recommencé à écrire. Et que j’ai rédigé mon tout premier roman. À un peu plus de quarante ans.

Parce que tout d’un coup, j’ai décidé de croire à nouveau en mes rêves d’enfant.

Atlantide

 

BLANCHE & NOIRE

Crédit photo : Dalila Assefsaf

Blanche et Noire cohabitent depuis toujours.

Blanche est spontanée, elle réfléchit peu. Elle est naïve mais sa candeur n’a d’égale que sa résilience.

Noire est incroyablement forte ; elle encaisse les coups avec un courage et un aplomb peu ordinaire. Elle plie mais elle ne cède jamais.

Blanche guide Noire au travers de la clarté, elle lui sert de réflecteur. Elle fait confiance à son intuition, c’est comme ça qu’elle ramène Noire à la raison / maison.

Noire fait traverser la noirceur à Blanche, elle lui sert de bouclier. Noire est prudente, elle ne laissera rien lui arriver.

Blanche et Noire cohabitent depuis toujours, elles sont habituées.

Atlantide

SIMPLICITÉ VOLONTAIRE

Crédit photo : Dalila Assefsaf

J’ai grandi dans un village où le monde moderne tel qu’on le connait aujourd’hui n’avait pas encore commis ses ravages. Un village entouré de champs, cerclé par la mer, et dont la joliesse émanait de sa simplicité.

Notre maison, très humble, se dressait au coeur d’un jardin dont la splendeur n’avait d’égale que sa multitude de saveurs. Un amalgame de couleurs et de senteurs toutes plus envoutantes les unes que les autres. Le jardin potager regorgeait de légumes, nos arbres abondaient en fruits, et les fleurs me donnaient l’impression exquise de flotter parmi les fées.

Notre petite agglomération était entourée par la mer. À chaque début de printemps, mon grand-père sortait son bateau, ses cannes, ses filets, ses casiers, et nous passions nos journées sur l’eau. Le ciel et l’océan ne formaient plus qu’un ; tout autour de moi semblait si vaste !

À la fin de l’été, nous avions suffisamment de poisson dans le congélateur pour tenir tout l’hiver.

Notre hameau se situait à l’extrémité du village. Le fermier avait une calèche dans laquelle il promenait les touristes. Chaque soir, dans un tumulte de rires, nous guettions son retour pour profiter d’une ballade gratuite. Moyennant quelques pommes, ou une poignée de centimes, les plus chanceux d’entre nous pouvaient ensuite conduire les vaches au pré.

Ma grand-mère s’arrangeait avec la fermière pour le lait, et mon grand-père avec le fermier pour la viande. Nous avions aussi un poulailler et des clapiers. Fut un temps où nous avions même des moutons.

Notre région comptait plusieurs sources dont une très connue. Aujourd’hui, quand je lis son nom sur une étiquette, je repense au chemin broussailleux jonché de fossés marécageux qui menait à mon vieux puits couvert de barbe verte, et je souris. Une chance que peu de gens savent ça, je me dis.

Pourtant, malgré tout mon amour pour ce petit coin de pays idyllique, un beau jour, j’ai voulu découvrir la ville.

J’ai troqué mes paysages de rêve pour du strass et des paillettes. Des châteaux de sable. De la musique et des confettis. Stupide cigalle, va !

J’ai adoré le luxe, l’abondance. Le surfait. J’y ai même cru. J’ai trouvé magnifiques ces femmes aux sourires sophistiqués, je voulais leur ressembler. Ces femmes de carrière dont j’ai admiré le parcours à m’en sentir ridicule. Dont j’ai copié le reflet pour mieux noyer mes origines rustiques.

J’ai acheté-amassé-accumulé-entassé. Remboursé, payé des intérêts, cumulé les dettes, manqué mes échéances.

Un jour, tandis que je n’avais plus rien, tandis que mon appartement était aussi désert que mon existence, que mon garde-manger était aussi vide que mes comptes en banque, j’ai regardé au-delà du décor. Bien au-delà de tout ce qui m’était apparu essentiel pendant toute ma vie.

Je me suis alors aperçue que, derrière cette façade d’abondance, cette mascarade de besoins inexistants, se trouvait une autre réalité : celle de la survie. 

Combien de temps nous faudra-t-il, en tant que société, pour comprendre que l’abondance dans laquelle nous vivons n’est qu’un leurre ?

Atlantide

LA PAIX AVEC MON PASSÉ

Crédit photo : Dalila Assefsaf

Au début du printemps mille-neuf-cent-quatre-vingt-seize, j’ai posé un geste qui a déterminé le reste de mon existence. Un geste spontané, égoïste, lourd de conséquences, mais qui a assuré ma survie.

J’ai décidé de tout quitter pour refaire ma vie ailleurs. De mettre un terme à toutes mes relations, tous mes engagements, et de changer de continent. Carrément.

Une décision subite, irrévocable, qui a laissé mes proches de l’époque complètement anéantis.

J’avais mes raisons et je ne le regrette pas. Je me suis installée au Canada et j’ai fondé une merveilleuse famille depuis.

Mais ce qui me manque le plus, c’est le sourire de ma mère, quand elle se tenait debout sur le seuil de la porte. Je la revois encore avec ses beaux grands yeux pétillants, en train d’agiter joyeusement la main, persuadée de me revoir bientôt. 

Un jour viendra où je ferai la paix avec mon passé. 

Atlantide

LA SOLITUDE

Crédit photo : Dalila Assefsaf

La solitude me pèse. La mienne, cette solitude accrochée à mon passé. J’aimerai la décrire avec fluidité, à la façon d’un projecteur. Insuffler mes images à l’aide de mots pour mieux raconter mon histoire. Mais ce que je ne saurai décrire, ce sont ces longues nuits d’insomnie recroquevillée sur moi-même à attendre le lever du jour, épouvantée par la noirceur. Par les ombres. Par le désordre dans ma tête. Incapable de fermer les yeux. Épouvantée à la perspective de les ouvrir.

J’avais dix ans, onze. Douze. Installée derrière une fenêtre, j’avais la hantise de ce qui m’apparaîtrait au-delà des rideaux. La rue était déserte. Nous habitions à l’extrémité d’un village où peu de voitures passaient. Autant dire qu’une fois les persiennes closes, notre quartier plongeait dans l’obscurité. Je me souviens de certains sons, du hululement du vent, de la gigantesque explosion lorsqu’un avion franchissait le mur du son. Des grattements dans les murs que je ne m’expliquais pas. L’adulte qui aurait pu me rassurer n’était pas disponible. Alors je descendais l’escalier en colimaçon dont chaque marche grinçait si lugubrement que j’en tremblais. Je me réfugiais dans la salle de bain. J’ouvrais les robinets de la douche, du lavabo, et je plongeais mon imagination fertile dans la gracieuse petite flamme bleue du chauffe-eau au gaz. Le son de l’eau qui déferle me procure un sentiment de bien-être inégalable. Difficile d’expliquer pourquoi, c’est ainsi depuis toujours. Alors J’humais frénétiquement le parfum lavande quasi euphorisant des produits que nous utilisions durant les périodes de gros ménage. J’en gardais justement toujours un petit fond pour ces nuits-là …

… Ces nuits-là où je marchais sur un fil, où je vacillais vers le vide. Un vide opaque, persistant. Le néant, pire, le chaos. La solitude des parias, celle qui nous poursuit, nous colle comme une seconde peau. Nichée au fond d’une enfance dégueulasse, totalement indigeste. Inspirée du deuil, agrippée au chagrin. Intrinsèquement liée à ces quatre dernières décennies qui m’ont vu tomber si souvent.

Tomber souvent mais me relever chaque fois. Chaque fois plus forte !

Hier … aujourd’hui … ma solitude n’a pas changé. Elle est omniprésente / intense. Quasi-faite de chair et de sang. Son souvenir me parasite, s’immisce dans chacune de mes relations. M’envahit, me domine. Elle m’accompagne dans tous mes mouvements, me précède quand je veux avancer, me barre la route quand je veux m’éloigner. Ma solitude est un obstacle constant, oui, et je le contourne chaque fois sans hésiter. Avec dignité.

Le roseau danse parmi la tourmente, ses mouvements s’équilibrent avec la chorégraphie du vent. À l’opposé du chêne qui, tronc rigide mais racines bien exposées, finira par se faire arracher, le roseau lui ploiera, mais refusera de céder.

Atlantide

NEURO-ATYPISME

Crédit photo : Dalila Assefsaf

Ce soir, j’aimerai aborder un sujet qui me touche beaucoup. Vous l’avez lu, il est dans le titre. Et parce que j’aimerai en parler sans tabou, je vais vous décrire ma réalité. Une réalité qui me révèle parfois comme une personne intense, passionnée, mais qui m’a également maintenue des années durant dans un cloaque de solitude et d’isolement.

Une réalité que j’aimerais vous partager avec mes mots. Avec mes images. Et avec mon cœur.

Vous êtes prêt(e-s) ?

Pour comprendre ce dont je veux parler, cette impression de vertige permanent, vous devez rentrer dans mon jeu et vous imaginer “débarquer” dans un pays dont vous ignorez tout. Vous n’avez aucune idée de ses coutumes, vous ne maîtrisez aucunement sa langue, et personne ne comprend la vôtre. Vous vous réveillez là un beau matin sans aucune préparation, sans aucune solution pour en sortir. C’est ainsi. C’est l’environnement dans lequel vous devrez dorénavant évoluer.

C’est un petit peu ce qui nous arrive à tous à la naissance, non?

Maintenant, à force de vivre dans cet environnement, (sensation d’otage ?) vous développez des stratégies pour fonctionner relativement normalement. D’abord, vous observez. Les mœurs que vous découvrez sont très différentes de ce que vous connaissiez, de ce pour quoi vous étiez conditionné. Le quotidien des gens qui vous entourent, leur mentalité, leur façon de faire, de penser, vous échappent complètement. Les sons qu’ils prononcent vous laissent perplexe. Or, peu à peu, vous vous habituez. Bientôt, vous parvenez même à les prononcer. Bref, votre désir de vous intégrer est tel que vous mettez de côté votre propre identité. Même si la portée de ce que vous faites vous demeure relativement obscure. Même si vos tentatives pour ressembler à votre entourage s’avèrent la plupart du temps maladroites.

Vous me suivez toujours ?

Finalement, vous vous intégrez mieux que vous ne le craigniez de prime abord. Vous appliquez à la lettre tout ce qui vous a été enseigné, tout ce que vous avez observé. Vous appelez ça “votre copier-coller“. Vous avez appris à tenir une conversation de base, vous êtes en mesure de faire à peu près la même chose que les autres. Sauf que vous ne pouvez jamais sortir de cette ligne de conduite, vous ne pouvez en aucun cas digresser de vos acquis, parce que vous savez pertinemment que vous vous contentez d’imiter. Ce n’est jamais réellement vous, vous êtes seulement une pâle copie de ceux qui vous entourent.

Maintenant, dans mon univers à moi…

Dans mon univers à moi, la logique tel que vous l’entendez n’existe pas, je n’ai aucune capacité à déchiffrer ce qui est rationnel. Mes émotions prennent le dessus sur tout, que ce soit la joie, la peine, la colère, l’exaltation, l’intuition … Jamais de demi-mesure, et jamais dans le cartésien, en aucun cas dans le méthodique. J’aime inconditionnellement, et je méprise sans nuance. Je fonce tête baissée et, bien souvent à mon corps défendant, je réfléchis après. C’est comme ça, je ne sais pas le faire avant.

Je n’ai pas de filtre. À mes yeux tous les sujets s’abordent. Je ne connais pas la pudeur des mots, ni la diplomatie. Avec le temps, j’ai souffert. J’ai blessé des gens, je les ai perdus. Avec le temps, j’ai appris. J’ai retenu.

La plupart du temps, je reçois les mots sous forme d’images, l’emploi d’expressions aux contours colorés m’étourdit. J’entends, mais je ne décode pas. Au même titre que je n’ai pas de filtre, j’ignore comment interpréter ce qui sort de ma zone de confort. Comprendre tous les rouages d’une conversation m’est ardu. Et A moins d’un effort considérable pour mémoriser toutes les options disponibles pour chaque sujet potentiel, je dois souvent me restreindre aux grandes lignes des discours que j’ai appris par cœur.

L’humour m’est pénible. Je n’en saisis pas toutes les subtilités et le vis généralement comme une attaque personnelle. Ma sensibilité n’a d’égale que le désarroi dans lequel je plonge quand je ne comprends pas. Quand je me heurte à ce voile opaque. Omniprésent.

Suivre un film d’action nécessite que quelqu’un m’explique au fur et à mesure, effectuer une tâche implique que l’on m’en nomme clairement les étapes. Entrer en relation, interagir en société m’est difficile. J’évite les foules, j’évite les fêtes, j’évite les trop grands rassemblements.

Ca m’a pris beaucoup de temps, plusieurs décennies, mais un jour, j’ai découvert que mes forces étaient à la hauteur de mes faiblesses.

Enfant, j’étais incapable de saisir le moindre schéma mathématique. Je décrochais de tout ce qui “ne me parlait pas”. Nonobstant ce déficit, à treize ans, je maîtrisais la bibliographie de Stendhal, je dévorais les récits d’Emile Zola, je voyageais au travers des journaux d’Anaîs Nin, je me révoltais en lisant Virginia Woolf, je m’enflammais pour Georges Sand et Marguerite Yourcenar. Et à seize ans, j’avais reçu une multitude de prix littéraires dans ma région. Ma moyenne générale était une catastrophe mais j’excellais dans ce qui captait mon attention. Ce genre de décalage-là, dans les années quatre-vingt, on n’en parlait pas.

Aujourd’hui, j’ai trouvé ma place. Aujourd’hui, je ne cherche plus à être quelqu’un d’autre. Je ne cherche plus tant que ça à ressembler aux autres non plus. L’amour de mes proches, leur soutien, et peut-être plus particulièrement cette complicité avec mon fils qui me ressemble tant, m’ont permis d’apprendre à m’aimer. Parce qu’il est bien évident que, même si en tant qu’être humain, ma quête perpétuelle est de m’améliorer, je ne peux tout de même pas devenir … une autre personne que moi.

La rose ne pique que si on la touche là où il y a des épines, disait ma mère.

J’ai souvent écrit sur la neuro-diversité. Je déplore que l’on n’accentue pas davantage cette réalité là dans les écoles, dans les entreprises, dans les partenariats (de vie). Au même titre que l’on naît tous égaux en droits, je réclame le droit à la diversité neurologique. À la divergence d’esprit. Je réclame mon droit à la liberté d’être comme je suis, sans condition.

Neuro-atypisme – La fierté d’être. Parce que si nous avions de tous nous ressembler, nous serions tous nés identiques, celà va de soi !

Atlantide