LA MALADIE MENTALE

Crédit photo : Dalila Assefsaf

J’ai longtemps cru que la maladie mentale s’attrapait comme un rhume parce que ma mère, elle, elle l’attrapait chaque printemps. 

Ça lui tombait dessus comme un coup de massue. Quelque chose dans  le mécanisme coinçait, et notre été était fichu. Vingt-et-un jours à attendre que la médication embarque, et qu’elle puisse quitter l’hopital psychiatrique pour rentrer à la maison.

Ses délires prenaient toute la place / envahissaient l’espace. Le temps qu’elle recouvre tranquilement la raison. À coup de puissantes doses de poison.

À chaque fois, c’était beaucoup d’émotion. Ma mère avait fait un paquet de problèmes avant son hospitalisation. Nous habitions une toute petite ville, et nous en étions régulièrement l’attraction. C’est une période dont je saisissais mal les enjeux; personnellement, ma mère me manquait cruellement. 

Son cerveau s’est mis tout seul sur pause, qu’ils s’exclaffaient.

Il parait qu’un cerveau de folle ça explose, qu’ils continuaient.

Je n’ai jamais compris pourquoi ils se moquaient. Chez nous, on souffrait.

Un jour, ma mère a été transférée. Les infirmières étaient occupées et la fenêtre était mal fermée. Alors elle a sauté. 

Selon le rapport, ma mère s’est suicidée parce qu’elle souffrait de délires obsessionnels. J’ai plutôt eu l’impression qu’on ne se souciait pas vraiment d’elle.

 Atlantide

 

APRÈS LA PERTE DE POIDS

Crédit photo : Dalila Assefsaf

Après la perte de poids, qu’est-ce qui se passe ?

Les habitués de mon effeuillage virtuel savent à peu près tout de moi. De mes souffrances les plus intimes / communes à mes joies les plus quelconques / profondes. Vous connaissez également mon parcours des dernières années.

Mère de trois jeunes enfants avec respectivement trois ans d’écart, j’ai vécu ce que la plupart des mamans connaissent entre chaque grossesse: une prise de poids relativement importante. Evidemment, il y a aussi une part de génétique, une part de sur-émotivité, et une grande période de deuil durant laquelle j’ai mangé mes émotions. Rajoutons à cela quelques prémices de troubles alimentaires et vous avez, en quelques lignes, mon portrait des vingt dernières années.

Donc voilà, il y a environ trois ans, je pesais le double de mon poids actuel, soit aux alentours de 250 lbs, et j’habillais du taille 20. Je souffrais alors d’obésité morbide.

Atlantide Desrochers en 2012 après une importante prise de poids

Le quotidien d’un(e) obèse:

Maintenant, Arrêtons de faire semblant et soyons honnête deux minutes. Vivre avec l’obésité au quotidien n’a rien d’une sinécure. C’est un défi (j’allais écrire de taille) qui nous pourrit littéralement la vie. Le mélange de sentiments que nous éprouvons à l’égard de notre surpoids,  alternant de la honte à la culpabilité, de la colère à la résignation passive, n’a d’égale que notre constant sentiment de rejet. A moins d’être fait fort. Très fort. Car à fortiori, il est bien évident que nous ne pouvons pas faire tout ce que se permet le commun des mortels. Et dans bien des cas, nous sommes effectivement persona non grata.

Pourquoi dis-je ça ?

Et bien la raison est simple: à l’instar d’un handicape physique, notre surpoids limite considérablement notre capacité à nous mouvoir. Sans même parler de nos divers ennuis de santé (qui ne font que commencer), cette masse que nous traînons vingt-quatre heures sur vingt-quatre amenuise définitivement notre qualité de vie. Par exemple, impossible de faire la moindre petite marche sans être essoufflé(e), de grimper sur un vélo sans risquer la crise cardiaque, de courir sans mourir d’asphyxie, de se pencher sans manquer tomber, de monter cinq marches sans cracher nos poumons. Ah et ces fichues rougeurs qui s’installent dans les replis de notre peau boudinée et qui brûlent à s’en damner !

De toutes façons peu importe où nous nous assoirons / tiendrons, nous prendrons trop de place: ascenseurs, véhicules récréatifs, transports en commun, avions, embarcations maritimes, fauteuils de Cinéma, banquettes de restaurant, sièges dans les manèges, files d’attente, rayons exigus des supermarchés.  Donc inutile de se faire d’illusions quant à notre vie sociale, elle sera elle aussi définitivement limitée / amoindrie.

Evidemment, cela ne nous empêche pas d’avoir quelques amis. Ces derniers nourriront  une très grande sollicitude à notre égard et le visage empreint d’une vive inquiétude, nous feront régulièrement remarquer qu’il serait peut-être temps de nous prendre en main. Et là je n’ai toujours pas fait mention des commentaires désobligeants que nous recevons constamment. Non, je n’ai même pas encore abordé la série de qualificatifs auxquels nous nous exposons lorsque nous osons nous mettre en travers du chemin d’un tiers.

Me concernant, j’ai vécu cinq ans dans la peau d’une obèse. Durant cette demie décennie, j’ai tellement perdu confiance en moi que trois ans après avoir retrouvé un poids normal, je continue de frôler les murs. Comme si mon poids avait un quelconque rapport avec la personne que je suis en dedans!

Mais Justement, à propos de peau ..

Arrive finalement le jour où nous décidons d’agir. Le jour où, pour X raison, cela fonctionne. Certain(e)s, dont les précédentes tentatives de régimes sont demeurées vaines, tentent le tout pour le tout avec la chirurgie bariatrique. Personnellement, je ne l’ai pas fait parce que j’en ignorais l’existence. Ce que je regrette amèrement aujourd’hui car je me suis lancée seule et à l’aveuglette dans un processus alimentaire que je maîtrisais fort peu.

Il faut comprendre qu’une perte de poids, particulièrement de l’ampleur dont nous parlons ici, implique d’énormes efforts, d’énormes sacrifices / privations. Peu importe ce qui nous avait conduit vers l’obésité, nous avons mené une bataille phénoménale dans laquelle notre volonté l’a emportée sur tout le reste.

Et nous sommes fièr(e)s d’avoir tenu bon. D’avoir relevé le défi  avec autant de détermination.

Alors pourquoi la victoire a-t-elle ce léger goût de fiel ?

Malheureusement, l’après perte de poids n’est pas exactement tel que nous l’avions rêvé parce qu’il y a ce surplus de peau qui nous gâche le plaisir. Le plaisir d’être enfin devenue mince. Une fausse mince. Et ce dernier ne disparaîtra que si nous nous décidons à passer sous le bistouri. Car il faut bien l’avouer, sous nos vêtements, nous sommes loin du joli corps ferme que notre silhouette pourrait laisser présager.

Personnellement, J’ai porté quatre enfants dont des jumeaux. Inutile de  se le cacher, mon ventre n’a plus aucune élasticité. Ma peau est devenue flasque, couverte de vergetures ; j’ai, au demeurant, ce que nous appelons le tablier. Combien de fois me fais-je demander si je suis enceinte parce que j’ai du ventre ? Après tout ce parcours, après tant de mois passés à me priver, à m’entraîner sans arrêt !

Même chose pour le haut de mes jambes dont les striures inélégantes m’empêchent, par exemple, de me mettre en shorts. Les dommages ne sont toutefois pas assez élevés pour justifier d’une opération. Heureusement. Malheureusement. À moi d’accepter cet entre-deux.

Concernant mes bras, le résultat est moins catastrophique que redouté mais malgré poids et altères, malgré deux années d’entrainement, je ne peux toujours pas me mettre en camisole sans rougir. La encore, on ne parle pas d’une situation extrême. Pour connaitre de nombreuses personnes aux prises avec cette réalité, je dirai même que je m’en sors plutôt bien. Dans mon cas, on parle d’environ deux pouces de peau. Seulement deux pouces. Mais pour d’autres, cela peut aller jusqu’au triple.

Il y a mes seins aussi. Puis mes hanches. De la peau, de la peau vide.

Pourtant, je m’entraîne en moyenne de six à sept heures par semaine depuis le début de mon processus de perte de poids.

Voila, ça c’est la réalité après la perte de poids. La réalité sous le tissu. Et cette réalité là, lorsque non couverte par l’assurance maladie, coûte au privé des montants exorbitants en chirurgies réparatrices. Montants d’argent que beaucoup ne peuvent pas se permettre. Quant au public, le processus est tellement long et les critères d’admissibilité tellement restreints  que bon nombre d’anciens gros abandonnent.

Où commence, où finit le rêve ?

Est-ce tant demander que de bénéficier d’une seconde chance, après tant d’efforts ?

Je salue le courage de tous ceux qui, après des mois de lutte, s’engagent dans cette nouvelle voie.  Celle de faire valoir notre réalité auprès des médias, ainsi que du gouvernement pour rendre davantage accessible la chirurgie réparatrice. J’espère que vous saurez vous faire entendre, ami(e)s.

Atlantide 

LA DÉPRESSION

Crédit photo : Dalila Assefsaf

Mon sujet d’aujourd’hui m’est très inconfortable.  J’ai décidé de l’aborder, essentiellement pour parler de guérison ; de résilience. Pour dire / confirmer qu’il y a un après. Mais pour être honnête, je sais déjà que je ne dirai pas tout.

Sur quatre décennies bien remplies, j’ai connu des périodes de joie, et de désarroi. Mais parce qu’il y a eu deux générations de femmes fragiles avant moi, je m’étais toujours juré que mooaa, je ne craquerai pas. Que  je serai plus forte que ça. Stupide vantarde, va ! Comme si souffrir c’était un choix.

J’ai quand même tenu bon un moment. Enfance difficile et tout le tralala … Mais en dépit des drames qui ont jalonné mon parcours, je suis demeurée stoîque. Mooaa, j’étais différente, j’étais une battante. J’étais dans le déni total !

A l’âge adulte, je me suis enfuie très loin de chez moi. J’ai quitté la France pour m’installer au Canada. Histoire de rompre la chaîne une bonne fois.

Ensuite, la vie s’est montré plutôt conciliante. J’ai rencontré le grand amour et j’ai mis au monde mes enfants chéris. C’était comme si je recevais tout à coup en bonheur ce que mon existence m’avait autrefois octroyé en malheur.

Et puis en 2009 tout s’est effondré. Tout y compris ma certitude d’être plus forte, plus solide que celles qui m’avaient précédé. 

Tout s’est effondré lorsque mon petit Liam est décédé.

Comment survivre à ça ? Là, je n’ai pas su comment me relever.

C’est exactement le même drame qui avait autrefois propulsé ma grand-mère dans la folie. Dans cette terrible dépression qui avait duré toute sa vie, rendant à son tour sa fille / ma mère vulnerable. Fragile jusqu’à en commettre l’irréparable.

Je sais, raconté comme ça, ça ressemble à une mauvaise fable. C’est pourtant la vérité. 

Ma souffrance était terrible, ça n’avait rien de rationnel. Je fonctionnais comme un automate, ça a duré cinq ans. 

Bêtement, je me suis réfugiée dans l’excès de nourriture. Une hyperphagie sans fin, des crises de boulimie à n’en plus finir. De fil en aiguilles je suis devenue obèse.  5 pieds 4 deux cent cinquante livres. C’est drôle à dire mais plus j’ai pris du poids, plus j’ai occupé de l’espace, moins j’existais.

J’ignore comment je suis passée au travers. Un matin, cinq ans après le drame, j’ai ressenti comme un printemps fragile dans mon coeur. Comme s’il commençait tranquilement à dégivrer. J’ai eu envie d’échanger ma douleur contre un peu de Bonheur, et ça a fonctionné.

C’est de cette guérison dont je souhaite témoigner.

Un jour, ta douleur, tu vas l’apprivoiser. 

Atlantide

L’ANXIÉTÉ

Crédit photo : Dalila Assefsaf

L’anxiété est un phénomène connu mais souvent mal compris. On emploie la plupart du temps ce terme pour désigner la nervosité, le stress. Pour ma part, l’anxiété est synonyme  d’appréhension. L’Anxieux appréhende toujours quelque chose, il vit rarement dans  l’instant présent et se projette inévitablement dans toutes sortes d’éventualités.

Oui Je m’en confesse, l’anxiété, fait partie intrinsèque de mon quotidien. De mon existence depuis toujours. J’ai appris à composer avec et si ce n’était de cette panique que cela implique ponctuellement, je dirai même que le fait d’être anxieuse m’a souvent rendue plus productive. Jusqu’à tout récemment, je croyais d’ailleurs que c’était normal, que tout le monde fonctionnait comme ça.  Et bien surprise! parait-il que non. J’ai même rencontré des gens … tout à fait Zen! Alors oui j’avoue, je me suis posé des questions, la première étant: Mais sont-ils normaux?

Définition de l’anxiété selon Wikipédia:

L’anxiété est un état psychologique et physiologique caractérisé par des composants somatiques, émotionnels, cognitifs et comportementaux2.
En l'absence ou en présence de stress psychologique, l'anxiété peut créer des sentiments de peur, d'inquiétude et de crainte3. L'anxiété est considérée comme une réaction « normale » dans une situation stressante. Lorsque l'anxiété devient excessive, elle peut être classifiée sous la dénomination de « trouble de l'anxiété4 ». L'intensité et le fonctionnement du sujet renseignent le praticien pour déterminer s'il s'agit d'une réaction naturelle ou pathologique5.

 Je trouve les informations ci-dessus très intéressantes. J’ai donc décidé d’inclure, à la fin de cet article, la suite des informations glanées sur Wikipédia. J’y rajoute le lien  vers « anxiété ou phobie sociale » que je trouve également très pertinent, ce bien que je déplore d’y lire  à plusieurs reprises le terme de « trouble psychiatrique ».

Personnellement, j’ai toujours été anxieuse,

du plus loin que je me souvienne. Ce que je trouve intéressant toutefois, et dont je suis aussi très fière, c’est que j’ai développé moi-même mes propres stratégies pour fonctionner malgré tout. Ce n’est que très récemment, en entamant une sorte de thérapie concernant les événements traumatiques de ma vie, que j’ai appris les définitions qui caractérisaient ma personnalité. Dans mon optique, Celui que je nommais *mon hamster faisait partie de mes qualités / défauts au même titre que ma tolérance, mon sens de l’humour ou ma persévérance. Et bien non, ledit hamster se nommait anxiété et s’apparentait à un état psychologique.

*référence à un hamster qui tourne dans sa roue

Je me dois par contre de distinguer deux aspects à l’anxiété. Le premier aspect concerne le quotidien, les événements en général. Le second aspect concerne  la relation avec autrui ainsi que le regard que l’on porte sur soi même.

Concernant l’anxiété au quotidien, je compare le phénomène à une sorte d’escalade dans les émotions.  Plus le cerveau se réveille, s’active, plus les idées, les projets, les situations à régler  / gérer s’accumulent / s’empilent. Pour moi, cela implique de tout planifier à plus ou moins long terme, d’anticiper le moindre détail. Un peu comme une partie d’échec à l’échelle de ma vie.  La plupart du temps, je suis entourée de post-it, mes mains sont gribouillées d’annotations et je m’envoie des SMS à moi même que j’ouvre chaque matin. Ce sans compter bien sûr les listes de choses à faire, de projets, que je colle sur le réfrigérateur par peur de manquer / d’omettre quelque chose.

En gros, Je passe mon temps à penser, réfléchir, organiser, planifier, et suis incapable de remettre au lendemain ce que je peux faire le jour même. Généralement, par peur d’oublier ou de manquer de temps ultérieurement, je prends de l’avance dans toutes mes tâches même les moins importantes.

Pour L’anxieux, le moindre changement peut également devenir anxiogène. Comment prévoir, comment planifier quand on ne sait pas à quoi s’attendre? Je me souviens d’un temps où je faisais mon épicerie toujours dans le même sens, commençant inévitablement par la même allée, me bornant aux mêmes marques même si celles d’à côté offraient de meilleurs spéciaux. Honnêtement, je suis excessivement fidèle à mes habitudes et si je fréquente généralement un endroit, il me sera quasiment impossible, voire torturant, d’en changer.

L’anxiété se traduit de différentes manières. je connais des gens qui courent pour la combattre, ou qui pratiquent un sport, une activité physique. D’autres qui mangent, d’autres qui fument à l’excès. D’autres qui font un peu tout ça. Je connais aussi des gens qui se rongent les ongles, la peau des doigts jusqu’au sang, qui se grattent frénétiquement, qui s’arrachent les cheveux, qui développent toutes sortes de tics, de manies .

L’anxiété se traduit de différentes manières oui mais le dénominateur commun demeure la panique, l’angoisse. L’angoisse excessive qui nous oblige à bouger, à courir dans tous les sens pour ne pas nous laisser envahir par  le vertige, la nausée. Ou alors / et puis soudain l’angoisse paralysante, celle qui nous fait figer, interrompt tout ce que nous faisions pour rester là la bouche ouverte, les deux bras ballants, incapable même d’envisager le moindre mouvement. Le blocage devient alors si fort, tellement tenace, que généralement il faut attendre. Respirer. Fixer un point. Laisser les larmes couler au besoin.

Concernant l’anxiété sociale

J’ai appris ce terme l’an passé et je ne l’aime pas du tout. Pour moi, cela fait partie d’un même tout. Ma timidité, je vis avec depuis toujours. Elle est terrible et très handicapante. Parler en public m’est impossible, rejoindre un groupe m’est très pénible et exécuter une action / une tâche, tout aussi bénigne soit-elle, devant un tierce me rend malhabile. Voire complètement maladroite. De l’anxiété sociale? ça s’appelle comme ça? Ah bon! J’avais pris pour acquis qu’il s’agissait de simple timidité, à la limite d’un manque de confiance en moi. Ce que les termes, les étiquettes, peuvent finir par nous envahir tout de même!

En définitive, et ceci est une opinion très personnelle, je crois en la possibilité – pour tout un chacun- d’aller au bout de soi-même. Rien n’est immuable, tout le monde a la possibilité de non seulement faire sa propre introspection, mais qui plus est d’assumer ce qu’il est, et de trouver des armes, des outils face à ses démons. Et personnellement, chaque jour je me fais violence pour affronter les miens.

Nul n’est parfait, nul ne peut prétendre avoir la science infuse, le total contrôle sur ses émotions / sur sa vie. Conséquemment, Le chemin ne sera certainement pas le même pour tout le monde mais, au final, nous finirons tous par nous diriger  vers la même destination. Peu importe le temps qu’il nous aura fallu pour nous y rendre. Peu importe la lourdeur, le contenu de nos bagages.

Atlantide

Liens utiles:
https://m.facebook.com/monanxieteetmoi/
Référence Wikipédia:

Description[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Troubles anxieux.
L'anxiété est une condition qui peut souvent survenir sans stimulus identifiable. Comme telle, elle est distinguée de la peur, qui est une réponse émotionnelle aux menaces perçues. De plus, la peur est liée aux comportements spécifiques de la fuiteet de l'évitement, alors que l'anxiété est liée aux situations perçues comme étant incontrôlables ou inévitables6. Un point de vue alternatif définit l'anxiété en tant qu'« état d'âme orienté sur l'avenir durant lequel l'individu s'attend à recevoir des réponses négatives7 », qui suggère que c'est une distinction entre dangers futurs et dangers présents qui fonde la différence entre l'anxiété et la peur.
Les effets physiques de l'anxiété peuvent inclure palpitations du cœur, faiblesse musculaire et tension, fatigue, nausée,douleur thoracique, dyspnée, douleurs abdominales ou maux de tête. Le corps se prépare à affronter la peur : la pression artérielle et le rythme cardiaque augmentent, la sueur, le flux sanguin jusqu'aux muscles augmentent, et les fonctions dessystèmes immunitaire et digestif diminuent (réponse combat-fuite). Des signes externes de l'anxiété peuvent inclure une pâleur de la peau, de la transpiration, des tremblements, et la dilatation de la pupille8. Un individu en proie à une anxiété peut également faire l'expérience d'un évitement ou d'une panique. Bien que les peurs panique ne touchent pas tous les individus souffrant d'anxiété, il existe des symptômes communs. Les peurs paniques surviennent habituellement sans signe précurseur, et bien que cette peur soit souvent irrationnelle, la perception du danger est réelle. Une personne touchée par la peur panique se sentira souvent comme si elle allait mourir ou s'exposer à un danger.
L'anxiété n'inclut pas seulement des effets physiques mais aussi des effets émotionnels. Ceux-ci incluent des « sentiments d'appréhension ou de menace, des troubles de la concentration, de la tension et nervosité, une anticipation au pire, une irritabilité, une agitation, observer (et attendre) des signes (et actions) de danger, et un sentiment de malaise9 » aussi bien que des « cauchemars/mauvais rêves, obsessions des sensations, sentiments de déjà-vu, et un sentiment et perception que tout fait peur8,10. » Les effets cognitifs de l'anxiété peuvent inclure des pensées de dangers suspectés, tels que la peur de mourir10.
Le comportement peut être affecté sous la forme d'un retrait des situations auxquelles les effets désagréables de l'anxiété ont été ressentis dans le passé11. Cela peut également affecter le sommeil et avoir d'autres effets physiques (tels que les rongements d'ongles et autres effets moteurs)11.
Anxiété sociale cette anxiété existe à divers degrés chez beaucoup de personnes. Par exemple, le trac des artistes en représentation. Quand elle consiste en une peur persistante et intense d'une ou de plusieurs situations sociales ou de performance qui peuvent exposer la personne à l'observation attentive d'autrui, on parle de phobie sociale, mais ce n’est pas une phobie dans son sens traditionnel.
La phobie sociale (PS), ou anxiété sociale est une forme de troubles anxieux1 définie récemment (1980 aux USA) et classée actuellement parmi les troubles psychiatriques les plus fréquents. Elle correspond à ce qu'on appelle traditionnellement une timidité exagérée, gênante ou handicapante.
Symptômes[modifier | modifier le code]
La phobie sociale est caractérisée par une peur intense qui survient dans une ou plusieurs situations sociales7,8 et qui entraîne une gêne et un handicap dans la vie quotidienne. Ces peurs peuvent être déclenchées par le fait d'être observé par les autres ou de penser qu'on l'est. Les patients craignent d'être vus comme anxieux, bizarres, distants ou idiots. Alors que ces peurs sont reconnues par la personne comme excessives et irrationnelles, il lui est très difficile de les surmonter. Les situations sociales sont donc progressivement évitées ce qui aggrave progressivement le trouble et entraîne un isolement.
Certaines personnes souffrant de phobie sociale ont peur de nombreuses situations sociales alors que ces difficultés sont limitées aux situations de performance chez d'autres (situation où l'on est jugé ou évalué par les autres). On parle alors de phobie sociale de performance.
Contrairement à d'autres troubles psychiatriques, on ne retrouve pas d'idées de persécution. Ces patients sont particulièrement vulnérables à d'autres troubles mentaux comme la dépression, les dépendances1.
Les symptômes physiques qui accompagnent la phobie sociale sont : le fait de rougir ou de transpirer excessivement, destremblements, des palpitations et des nausées. Un bégaiement peut être présent associé à un débit verbal rapide. Desattaques de panique peuvent apparaître lors de peur intense.
Souvent, la phobie sociale apparaît précocement. La moitié des patients l'ont développé avant l'âge de 11 ans et 80 % avant l'âge de 20 ans[réf. nécessaire]. Un diagnostic précoce pourrait aider à diminuer les symptômes et le développement de problèmes associés.
Aspects cognitifs[modifier | modifier le code]
Dans les modèles cognitifs de phobie sociale, les patients redoutent comment ils vont être perçus par les autres. Ils sont excessivement focalisés sur eux-mêmes et ont des attentes très élevées. D'après la théorie de l'auto-présentationdéveloppée en psychologie sociale, les patients essayent de créer une image positive d'eux mais sont incapables de le faire. Ils peuvent devenir extrêmement consciencieux, faire excessivement attention à toute erreur ou tout problème qui pourrait arriver et tentent de tout anticiper. Après l'épisode angoissant, ils peuvent avoir la perception qu'ils ont été mauvais. Par la suite, ils vérifieront tout ce qui pourrait être anormal ou embarrassant. Ces pensées peuvent durer plusieurs semaines9. Ces pensées sont souvent pessimistes, auto-défaitistes et infondées. Les patients interprètent souvent une expression neutre ou ambigüe de manière négative. De nombreuses études suggèrent que les personnes anxieuses se souviennent plus des souvenirs négatifs que les autres personnes4. Les distorsions cognitives sont une caractéristique principale de ce trouble. Elles sont identifiées et assouplies en thérapies cognitivo-comportementales.

LA MALADIE

Crédit photo : Dalila Assefsaf

Certaines maladies nous apparaissent plus graves, plus menaçantes, plus éprouvantes que d’autres, et certaines le sont sans aucun doute. Toutefois, les maladies dites incurables / chroniques ont toutes un dénominateur commun: elles sont irrémédiablement et définitivement en dedans de nous pour le restant de nos jours. Des lors, les facteurs peur/ panique, angoisse, effroi font eux aussi, définitivement, partie du décors.

Certes, d’aucunes ont un impact direct sur notre qualité de vie tandis que d’autres agissent plutôt comme une bombe à retardement. Certaines entravent notre liberté au quotidien alors que d’autres réduisent / écourtent / racourcissent notre durée de vie. Certaines nous contraignent à une routine plus ou moins exigeante, d’autres nous astreignent à de nombreuses privations / contraintes. Quoi qu’il en soit, lorsqu’on parle de maladie incurable / chronique, quelle que soit la forme que prend ladite maladie, la souffrance, l’inquiétude et parfois / souvent les complications sont  au rendez-vous.

Pour ma part, Je vis avec le diabète depuis plusieurs années. Concrètement, cela signifie que tout ce qui contient du sucre -et presque tout en contient- a une incidence directe sur mon état de santé. A cela il y a des conséquences à long terme qui peuvent toucher mes yeux, mes reins, mon coeur, et à court terme qui entravent mon énergie, ma forme physique,  ma capacité de concentration et conséquemment mon humeur, mais aussi qui retardent ma cicatrisation quand je me blesse,  qui limitent ou accentuent les sensations de chaleur, de froideur, dans certaines parties de mon corps, ou qui augmentent / exacerbent mon irritabilité.

 Définition du diabète Selon Diabète – Québec

Le diabète est une maladie chronique qui ne se guérit pas, mais que l’on peut traiter et contrôler. Il est causé par un manque ou un défaut d'utilisation d’une hormone appelée insuline.
L’insuline est produite par le pancréas. Elle permet au glucose (sucre) d’entrer dans les cellules du corps pour qu’il soit utilisé comme source d’énergie. Chez une personne non diabétique, l’insuline remplit bien son rôle et les cellules disposent de l’énergie dont elles ont besoin pour fonctionner.
Lorsqu’il manque d’insuline ou qu’elle ne peut pas bien accomplir sa fonction, comme c'est le cas dans le diabète, le glucose ne peut pas servir de carburant aux cellules. Il s'accumule alors dans le sang et entraîne une augmentation du taux de sucre (hyperglycémie).
À la longue, un taux de sucre élevé dans le sang entraîne certaines complications, notamment au niveau des yeux, des reins, des nerfs, du cœur et des vaisseaux sanguins.
Il existe différents types de diabète soit le prédiabète, le diabète de type 1, de type 2, le diabète de grossesse et d’autres types plus rares.
 
Rédaction : Équipe de professionnels de la santé de Diabète Québec
Mai 2014
 Pour moi, tout a commencé par un diabète de grossesse. A l’époque, j’ai reçu cette nouvelle sans trop en faire de cas. C’était une situation temporaire et à mes yeux sans grande conséquence. En effet, le diabète de grossesse disparaît habituellement après l’accouchement.
Par contre, outre le fait de suivre une diète très sévère, j’ai eu le droit à des piqûres d’insuline quatre fois par jour pendant plusieurs semaines.
 
Malheureusement, les mois qui ont suivi mon accouchement ont été très difficiles. J’en ai déjà fait part dans d’autres articles, alors je ne m’étendrai pas sur le sujet, mais il parut plus évident, à l’époque, d’interpréter mes différents symptômes tels que fatigue excessives, maux de tête chroniques, changements d’humeur, comme les syndromes d’une dépression, plutôt que d’investiguer du côté de la santé physique.
 
Or, Comme  mes céphalées et  mon épuisement s’intensifièrent, je fus placée sur une liste d’attente afin d’obtenir un médecin de famille. En définitive, après de longs mois d’attente, le diagnostic tomba:  Diabète de type 2.
 
La médication a immédiatement fait effet / fait toute la différence. Le harassement que j’éprouvais depuis de nombreux mois s’est évanoui d’un coup. Moi qui peinais à bouger, bien que durant tout ce temps je fonctionnai au quotidien malgré tout, récupérai subitement mon énergie. Mes maux de tête s’estompèrent et je retrouvai peu à peu le moral. S’ensuivit un long combat durant lequel je proscris peu a peu de mon alimentation tout ce qui pouvait déclencher mes malaises. Puis une diète stricte accompagnée d’un programme d’entrainement  relativement intense firent le reste.
 
Aujourd’hui, je contrôle mon diabète sans aucune médication depuis un peu plus d’un an. Évidemment, j’ai des hauts et des bas; il m’arrive de me sentir si faible, d’un coup, que je ne parviens plus à effectuer mes tâches. Je deviens comme engourdie, ma volonté s’effrite. J’ai appris à reconnaître les signes qui précèdent cet état et en général, si je demeure calme, ça passe plutôt rapidement. Bouger, rester actif, ne pas m’appesantir. Cela m’est arrivé aujourd’hui justement. Deux heures durant lesquelles mon corps ne répondait plus, ma capacité à fonctionner se limitant à une semi conscience de ce qui m’entourait. Peu à peu mes sens ont repris le dessus et alors que précédemment j’avais eu de la misère à garder les yeux ouverts, mon énergie redevint telle qu’à l’accoutumé; en bout de ligne, je pus aller courir mon neuf kilomètres quotidien comme si de rien n’était.
 
Mes analyses trimestrielles indiquent l’évolution de la maladie versus mes carences ou mes excès et un suivi serré en clinique de diabète me permet de déceler les éventuelles problématiques / dégénérescences. Mais à priori, mes résultats sanguins sont, présentement, plutôt encourageants. Certaines périodes sont plus difficiles que d’autres, mon problème étant davantage le manque de sucre que l’inverse, mais j’apprends a vivre avec mes besoins, ma réalité, comme d’autres l’ont fait avant moi et comme d’autres continueront de le faire. Un peu de sucre dans les poches « au cas où », un bracelet d’identification médicale « desfois que » …  En toute franchise, à part quelques privations, en dehors de quelques malaises bénins, ma vie n’est, présentement, pas très différente de ce qu’elle était avant la maladie.
 
Certes, un de mes deux parent(s) est décédé prématurément des conséquences du diabète. C’est une maladie cardiovasculaire et oui cela va probablement, tôt ou tard, affecter ma qualité de vie ou en réduire la durée. Oui, il m’arrive de m’arrêter pour y penser, et m’apitoyer: Pourquoi? Qu’ai-je fait? Comment se fait-il?
 
Mais à quoi bon m’émouvoir? Vivre avec la maladie c’est vivre un instant à la fois avec la volonté de ne jamais lâcher prise, de ne jamais abandonner le combat, quoi qu’il arrive. Dorénavant, je croque la vie à pleines dents, peut-être davantage consciente que chaque instant qui passe doit être vécu comme s’il s’agissait du dernier. Que chaque instant qui passe doit être vécu avec la force, l’intensité d’un rêve qui ne reviendra plus, d’un rêve qui nous marquera profondément mais qui, non, ne reviendra plus.
Quelqu’un de très sage a dit, un jour, qu’il faut perdre la santé pour apprécier d’être en vie. En vie et en santé. C’est exact, je partage et j’approuve.
 
Atlantide