LE MENSONGE

Crédit photo : Dalila Assefsaf

Le mensonge est la pire des vérités, la plus odieuse. Sa version la plus trompeuse, la plus cruelle. Parce qu’il était là ce beau mirage, ce bel artifice ! Il était confortable et il nous manque.

Le mensonge avait tout pour nous séduire, exactement comme on le voulait : doux, rassurant. Puis tel qu’on l’a tant redouté : cynique, rabaissant.

Il était celui qu’on voulait entendre. Qu’on voulait absolument croire. Qu’on ne peut plus supporter. Qui sait ce qui nous fait du bien. Puis comment nous faire mal. En plein là où il y a déjà écorchure.

Un délire. Une illusion. 

Le mensonge est omniprésent, lové au coeur des promesses. Au travers des deuils. Au fin fond de nos rêves.

Il nous (ap)prend par surprise, niché au coeur de la trahison. Accoté, agrippé aux autres vérités comme un parasite. Un virus qui s’étend. S’étale. Se répand.

L’amour sait rarement quoi faire avec ça, il est indécis. Doit-il accepter ? Doit-il s’enfuir ? L’amour n’est pas mort, mais il est blessé. Il est aussi drôlement embêté.

Le mensonge est abject. Du venin, de l’acide ! Sauf qu’il est pas mal moins cruel que la vérité.

Atlantide

 

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