LES ÉPISTOLIERS CONTEMPORAINS

Crédit photo : Dalila Assefsaf

A l’ère où tout se passe, se dit au travers d’un écran, par l’intermédiaire d’un clavier, certains pensent que les relations humaines sont en train de disparaître au profit de relations virtuelles, faussées par le manque ou l’absence de véritable intimité.

“On ne se parle plus on se texte” et / ou “On ne voit plus nos amis on lit leur  statut Facebook” entends-je dire.

Et c’est vrai que, à priori, au travers de ce tourbillon de technologie qui ne cesse d’envahir notre quotidien, on semble avoir perdu tout sens de la véritable appartenance.

C’est vrai. Certainement très vrai pour ceux qui éprouvent le besoin d’être à proximité physique de leurs proches.  En effet cette réalité là doit les frapper  de plein fouet.

Cela-dit, il y a aussi ceux / celles qui sont confiné(e)s à l’intérieur de chez eux pour X raisons ; pour cause de maladie, de handicap, de restriction physique ou comportementale. D’aucuns qui sont déracinés, séparés des leurs et qui n’ont plus que ce fil pour maintenir le lien. Qui reconstruisent leur vie avec une nouvelle approche. Ceux qui souffrent d’agoraphobie ou de tout autre malaise sociétal et qui, conséquemment,  éprouvent certaines difficultés à être en relation.

Ces gens là, dont je fais partie, bénissent l’ère du virtuel et des relations Internet.  Pour nous, le clavardage, le mode texto, notre assiduité parfois exagérée sur les réseaux sociaux, bref,  cette espèce d’omniprésence virtuelle n’a rien de surfait. Au contraire, il s’agit de notre ultime tentative, non pas de survie, mais d’existence en soi.  D’appartenance à la société. Attention, Nous ne sommes pas dépourvus de vie, non, nous  avons une histoire, un quotidien, des routines. Mais en dépit de nos limites à faire partie du vrai monde, nous avons tout de même besoin des autres.

Alors à brûle pourpoint comme ça, nous qui nous cachons derrière des  statut Facebook, derrière des bouts de phrases émoticonés laissés un peu partout sur le net, je nous proclame épistoliers contemporains.

Atlantide

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