L’OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE

Crédit photo : Dalila Assefsaf

L’obsolescence programmée alimente la surconsommation. Et aujourd’hui, c’est à notre conscience collective que je m’adresse lorsque je m’interroge sur la validité de nos acquis :

l’abondance, oui. Mais à quel prix ?

Les prémices de l’obsolescence programmée, nommée également désuétude planifiée, sont apparus en 1924, à Genève, lors d’une association entre plusieurs fabricants d’ampoules.

À l’époque, la durée de vie moyenne d’une ampoule était de 2500 heures. Or, l’objectif du cartel était de la réduire à 1000 heures afin d’accroître les ventes.

Deux décennies plus tard, les principaux manufacturiers instigateurs de cette aberration ont été traduits en justice.

Malheureusement, bien que plusieurs brevets concernant des ampoules d’une durée illimitée furent déposés par la suite, aucun modèle ne fut jamais commercialisé. Quelle entreprise aurait eu désormais le moindre intérêt à commercialiser un tel produit ?

Un autre exemple nous amène en 1939, tandis que la compagnie Américaine Dupont de Nemours lance sur le marché les fameux bas en nylon. Au cours de la seconde guerre mondiale, le nylon était si robuste qu’il servait notamment à fabriquer les parachutes. Sa solidité était telle que des centaines d’Américaines  donnèrent leurs bas nylon pour soutenir l’effort de guerre.

Évidemment, la formule originale du produit fut rapidement révisée afin de pousser les consommatrices à en acheter de nouveaux. Qui parvient aujourd’hui à conserver ses bas nylon intacts plus d’une journée ? 

Maintenant, revenons à notre époque. Prenons pour exemple la compagnie Apple qui non seulement commercialise des produits irréparables, mais dont les accessoires ne peuvent non plus se transmettre d’une génération d’appareils à la suivante.

Notons également que certaines imprimantes à jet d’encre, Canon, Kodak et Epson pour ne citer qu’elles, cessent de fonctionner grâce à une puce qui comptabilise le nombre d’impressions, et / ou indiquent à l’utilisateur de remplacer des cartouches pourtant encore à moitié pleines.

Les téléviseurs sont un autre exemple flagrant de l’obsolescence programmée. Leurs fabricants y insèrent des condensateurs de mauvaise qualité, et les placent de façon à en accélérer l’usure. Les fabricants d’électro-ménagers utilisent le même stratagème.

Malgré une technologie de plus en plus avancée, nos appareils sont rarement conçus pour une durée de vie supérieure à cinq ans.

Alors que ceux conçus avant l’aire du jetable duraient, eux, plusieurs décennies.

Au final, tous les déchets que je viens de décrire sont régulièrement déversés dans les pays pauvres ; sur le sol Africain notamment.  Là où ça nous dérange moins parce que c’est loin. Et parce que là-bas, le fléau principal c’est la faim. Alors nos petites tonnes de déchets, on s’en contrefous, hein ! 

Les conséquences sont évidemment désastreuses. Leur accumulation détruit l’environnement, et leurs composantes toxiques nuisent à la qualité de vie et à la santé de ses habitants déjà affaiblis par la maladie et la malnutrition. 

Sommes nous à ce point si peu conscients / civilisés ?

Dans notre quête perpétuelle de l’illusoire, du provisoire, ne serions nous pas en train de piétiner notre propre pérennité ?

Atlantide

 

4 réflexions au sujet de « L’OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE »

  1. L humanité semble inexorablement voué à l échec dans la mesure où la richesse pour la plus part pour pas dire n importe quel humain rend fou.. tel la fièvre de l or .
    La répartition des richesse est la seul voie possible ..
    Dans un monde tellement divisée comment peut on s unir et régulariser le juste partage des richesse ??

  2. Ces bandits ne pensent q’á faire des profits abusifs sur le pauvre peuple qui ne peut compter sur des politiciens qui devraient ètre là pour servir le peuple au lieu de servir leurs amis corrupteurs.

  3. Les politiciens sont entièrement responsables de cette aberration. Ce sont eux qui peuvent fixer des limites et des lois. Ils ont trahi le peuple qui les a mis au pouvoir, et ils le font encore.

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