RÉVOLUTION TRANQUILLE

Crédit photo : Dalila Assefsaf

Un jour, quelqu’un m’a dit que je m’étais moi-même rangée dans une boîte. Cette image m’a tellement bouleversée que s’en est suivie la plus grande métamorphose de ma vie. J’allais avoir quarante ans ; drôle de hasard que cette réflexion arrive précisément cette année-là.

Je m’appelle Atlantide, c’est mon véritable prénom. Née au Canada et grandie en France. Un parent sur chaque continent.

À quatre ans, je savais lire et écrire. Et à six ans, j’ambitionnais de devenir poétesse.

Ma mère était professeur de français, elle avait de longues études universitaires à son actif. Sa vision de la vie était unique / magique, et elle m’a propulsée vers ce qui la / me fascinait le plus : la littérature.

J’ai toujours écrit. Comme si une main invisible guidait la mienne, comme si j’étais son instrument. 

À seize ans, j’avais reçu sept prix littéraires et je voulais consacrer ma vie à la poésie. Deux ans plus tard, on me remarquait et j’étais embauchée par un important quotidien français. 

Sauf que la poésie n’a pas vraiment sa place dans la vraie vie. Ni dans les faits-divers entre Dinard et Pleurtuit. 

Alors un jour j’ai eu peur. Une peur terrible de me faire dévorer tout cru dans un monde auquel je n’étais pas  du tout préparée. 

J’ai tout arrêté. Du jour au lendemain. Comme on dit en bon français, je me suis poussée. Très loin de chèz moi, au Canada. En fait, là où je suis née (mais où je n’étais encore jamais allée).

Je me suis tournée vers la gestion & l’administration. Aucun rapport avec ma passion.

Et j’ai définitivement tiré un trait sur les arts. 

À une certaine période, dans ma trentaine, j’ai rencontré des défis personnels / financiers. Et pour arrondir mes fins de mois, j’ai nettoyé des appartements. Ça a duré environ cinq ans.

C’est pendant ces ménages-là que j’ai recommencé à écrire. Et que j’ai rédigé mon tout premier roman. À un peu plus de quarante ans.

Parce que tout d’un coup, j’ai décidé de croire à nouveau en mes rêves d’enfant.

Atlantide

 

2 réflexions au sujet de « RÉVOLUTION TRANQUILLE »

  1. bonjour j ai toujours autant de plaisir a vous lire un jour peu etre je vous raconterais un bout de ma vie car en se moment je suis incapable d ecrire que j ai apris tres tard j ai telement de douleur en moi de tristesse cas chaque fois que je dire des choses mes yeux se remplise de larme continuer a êtres comme vous etes c un tel plaisir de vous lire je vous embrasse et merci

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